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UN PEU D’HISTOIRE…

Les « writing therapies » :

L’écriture intérieure s’inscrit dans la droite ligne des « Writing Therapies » :

Nous sommes dans les années 60, à la fin de la guerre du Vietnam. Un psychiatre Américain, le Professeur Pennebaker, se penche sur le sort des soldats traumatisés de retour de « l’enfer » du Vietnam. Ils sont blessés, mutilés, et détruits, dans leur chair et dans leur esprit. Il faut pouvoir agir à grande échelle et en profondeur.

Il a alors l’idée de les faire écrire. Il organise des sessions d’écriture de groupe ; les résultats sont très encourageants. Les soldats déposent leurs souffrances sur le papier. Pour d’autres plus traumatisés, rien ne sort mais le seul fait de « noircir la feuille » de mots, quels qu’ils soient, les libère, les remet sur le chemin de la vie. Il parvient au bout de quelques mois à mesurer scientifiquement les bénéfices de cette pratique ; et il peut conclure qu’écrire 3 fois 20 minutes par semaine provoque une amélioration significative de la santé physique, psychique, et mentale ; et ce, quel que soit ce qui est écrit. Il développe alors cette pratique, qui aboutit à ce qu’il appelle le « self disclosure » : la capacité à se séparer du problème, libérant la part de l’être qui ne demande qu’à vivre. Les Writing therapies sont nées.

Des mots contre des maux

Le monde médical va continuer à exploiter cette pratique pour le plus grand bénéfice des patients. Un psychiatre français, le professeur Besancenot de l’hôpital de Nantes, la développe dans son service d’anorexie, avec d’excellents résultats. Il narre ses avancées dans un livre, « l’Ecriture de Soi ». Aujourd’hui des ateliers d’écriture thérapeutique existent dans la plupart des services d’anorexie, mais aussi dans l’accompagnement d’adolescents en souffrance, ou dans les centres de cancérologie, etc…

Ecrire pour grandir

Parallèlement les ateliers d’écriture en tout genre fleurissent : il s’agit de s’essayer à l’écriture et de produire de belles pages ; mais ces nouveaux écrivains poursuivent souvent en parallèle le but plus ou moins affiché de se faire du bien et de se développer. Aux Etats-Unis nait un Institut de « Poetry therapy » où l’on n’hésite pas à poser la poésie en médecine naturelle. La pratique du « journaling » explose…